Conférence n°3 : Cycle « Quel travail dans un monde fini ? »


Détails de l'événement


L’Université Savoie Mont Blanc et l’Association des Professeurs de Philosophie de l’Enseignement Public vous propsent leur nouveau programme :

CONFÉRENCES PHILOSOPHIQUES 2023-2024

Elles auront lieu à la Présidence de l’université, 27 rue Marcoz, Chambéry, salle 3, de 17h à 19h.

Cycle « Quel travail dans un monde fini ? »

Nous n’avons pris acte des ravages de l’illimitation dans la transformation humaine de la nature et du monde qu’au moment où ce monde menace d’être inhabitable. Pour autant, est-ce la transformation du monde en général qui est en cause ou bien est-ce un modèle économique qui soumet tout à la marchandisation en laissant perdurer les logiques de la domination ? En clair : les hommes ne s’expulsent-ils pas du monde en ne remettant pas en cause ces modèles ? Nous avons commencé à prendre peur et il y a de bonnes raisons à cela. Comprendre pourquoi et comment nous en sommes venus là est, quoiqu’il en soit, nécessaire si nous voulons agir sur un cours des choses qui n’est pas fatal. Discuter cette question en révélerait la dimension politique en même temps que les enjeux sociaux.

Mercredi 14 février 2024
Conférence n°3 : Martine Verlhac, professeure honoraire de philosophie en Première supérieure au Lycée Berthollet d’Annecy.
Le travail, effraction ou alliance ? La question du « prométhéisme »

Des propos désordonnés et obscurs sur le travail ne cessent de traverser le monde politique, de telle sorte que le travail apparaît pour certains comme une perturbation dommageable pour l’humain comme pour la nature. En même temps trop de gens ne parlent que de la « valeur travail », réduisant ainsi le travail à une dimension économique et à la marchandisation .
La cause des maux environnementaux est même assignée comme un « prométhéisme » indiquant par là que le travail et la transformation du monde serait « ubris » par nature. Ne considérant le travail que sous le mode productiviste, on en vient à vouloir en restreindre la place, alors que sa dimension d’inventivité voire de créativité élargirait le monde humain.