Les plaignants ont porté plainte contre x ce mercredi 19 juin auprès du procureur de Chambéry pour “mise en danger de la vie d’autrui tromperie aggravée, atteintes à l’environnement, le cas échéant en réunion”  après avoir vu leurs analyses d’urine se révéler positives à la présence de glyphosate.

Cette action s’inscrit dans une vaste campagne contre ce désherbant présent notamment dans le Roundup de Monsanto (groupe Bayer), qui a débuté cet automne en Ariège.

Les prélèvements d’urine ont eu lieu le 11 mai, sous contrôle d’huissier.

Les résultats montrent que 100 % des personnes testées avaient du glyphosate dans les urines, entre 0,35 et 7 nanogrammes par millilitre, soit « en moyenne, dans l’échantillon, 12 fois le taux qui rend l’eau non potable à la consommation humaine », selon le communiqué de ces militants qui se présentent comme des « pisseurs volontaires ».

« Pourquoi nous avons autant de glyphosate dans notre corps » ?

Les plaignants demandent que soit vérifiée l’implication des dirigeants « de tous les fabricants de pesticides contenant du glyphosate », ainsi que celle des dirigeants de la Commission européenne et de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

« Nous voulons savoir pourquoi nous avons autant de glyphosate dans notre corps alors qu’il n’existe pas dans la nature, et quelles en sont les conséquences », a indiqué à l’AFP un porte-parole, Marc Pascal, socio-économiste.

L’opération de mercredi était organisée par les associations les Amis de la Terre, Stop OGM 73 et “On veut des Coquelicots”.

Selon ces associations, environ 2 000 procès seraient en préparation en France contre le glyphosate et 11 000 dans le monde. Monsanto, racheté en 2018 par l’Allemand Bayer, a déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment aux États-Unis et en France après que le glyphosate eut été considéré comme responsable de cancers ou d’empoisonnements.

Ouest-France  avec AFP